Mairie de Châtel 04 50 73 23 98

Vous êtes ici : Accueil > Actu - Tour de France

Actu - Tour de France

10 juillet 2022

  • Publié : 14 octobre 2021

Et voilà notre TOUR !

Communiqué de presse

Rendez-vous le 10 juillet 2022

Parcours de cette 9ème étape, étape de montagne de 183km :
Aigle (CH) - Montreux (CH) - Côte de Chexbres (CH) - Châtel-St-Denis (CH) - Bulle (CH) - Rossinière (CH) - Col des Mosses (CH) - Les Diablerets (CH) - Col de la Croix (CH) - Aigle (CH) - Monthey (CH) - Pas de Morgins (CH) - Châtel (FR)

- Retour en arrière
C’était en 1975 le dernier passage du tour de France à Châtel, la 62e édition du Tour de France, qui s’est déroulée du 26 juin au 20 juillet 1975 sur 22 étapes pour 4 000 km.
Le Français Bernard Thévenet remporte pour la première fois la course après un très beau duel avec le quintuple vainqueur de l’épreuve, le Belge Eddy Merckx.
PNG
Cette défaite marque la fin symbolique de son règne sur le Tour de France mais aussi sur le cyclisme international qu’il domine outrageusement depuis la fin des années 60.
Le départ est donné en Belgique, à Charleroi.
Création du maillot du meilleur grimpeur, le maillot à pois.
Création du maillot du meilleur jeune, le maillot blanc.
Suppression des bonifications dans les étapes de plaine.
14 formations de 10 coureurs sont présentes au départ.
Une seule formation, la Bianchi, arrive complète à Paris, et une autre est dissoute avant la vue de la capitale.
Les étapes 1 et 9 se courent en 2 demi-étapes.
Raymond Poulidor, malade dans ce Tour, finit 19e à 58 min 57 du premier.
Pendant la montée du puy de Dôme, Eddy Merckx reçoit de la part d’un spectateur un violent coup de poing au foie qui selon Eddy Merckx, par les conséquences qu’il a eues sur son organisme, a provoqué sa défaite.
C’est la première fois que le Tour arrive sur les Champs-Élysées.
Victoire de Bernard Thévenet de l’équipe Peugeot à la suite de la défaillance du quintuple vainqueur du tour de France Eddy Merckx.
Vitesse moyenne du vainqueur : 34,906 km/h.
Eddy Merckx se présente au départ du 62e Tour de France avec cinq victoires en cinq participations. Le record de victoires est à l’époque partagé avec Jacques Anquetil. En cas de victoire, il deviendrait donc le premier à remporter six éditions du Tour de France.
Il aura pour adversaire Luis Ocaña, qui avait menacé le Belge en 1971 et l’avait emporté en 1973 en l’absence de ce dernier. Sachant qu’il s’agit là d’un tour particulièrement montagneux, Joop Zoetemelk, qu’un très grave accident au Midi Libre avait écarté du tour 1974, est attendu parmi les concurrents du « cannibale ». On verra les débuts dans le tour du jeune Italien Francesco Moser. Le favori des Français est Bernard Thévenet, qui vient d’emporter le Dauphiné Libéré en distançant Eddy Merckx de plus de dix minutes. Mais Merckx, après un début de saison où il a couru toutes les classiques, remportant Milan-San-Remo, l’Amstel Gold Race, le Tour des Flandres et Liège-Bastogne-Liège (devant Thévenet) sans compter les places d’honneur (deuxième de Paris-Roubaix, troisième de la Flèche wallonne), était lors du Dauphiné dans une période de préparation du tour.
Le prologue se déroulant en Belgique, on s’attend à un Merckx plus que motivé pour l’emporter, d’autant qu’il est spécialiste du contre-la-montre. Mais sur 6 km, la puissance de Francesco Moser fait merveille et Merckx ne peut revêtir, pour deux secondes, le maillot jaune.
Dès la première étape cependant, la vraie bagarre commence. Entre Molenbeek et Roubaix, Merckx a attaqué dans la côte d’Alsemberg et piégé bon nombre de concurrents : Bernard Thévenet abandonne près d’une minute, et Ocaña davantage encore. Merckx sait qu’il a intérêt à prendre de l’avance en prévision de la montagne. Mais il semble aussi courir après une victoire d’étape : on le voit se mêler aux sprints, ainsi il termine second à Molenbeek, troisième à Sable-Sur-Sarthe, faisant comme d’habitude le spectacle au quotidien, et les commentaires vont bon train sur ces prises de risques et cette débauche d’énergie qui semble déraisonnable. Pourtant, lors du premier contre-la-montre long seulement de 16 kilomètres, Merckx prend le maillot jaune et repousse Thévenet de 52 secondes. Le lendemain, Moser, désormais revêtu du maillot blanc de meilleur jeune, emporte l’étape d’Angoulême, au sprint, battant les véloces Van Linden, Godefroot et Merckx.
Le second secteur de la neuvième étape, Fleurance-Auch, voit se préciser le scénario de ce tour. C’est un nouveau contre-la-montre, sur 37 km cette fois, et si Merckx l’emporte, c’est de justesse face à un Thévenet déterminé qui ne lui abandonne finalement que neuf petites secondes, aidé cependant par une crevaison du champion belge. Avant d’attaquer les Pyrénées, Merckx a déjà distancé ses rivaux les plus dangereux : Zoetemelk, Ocaña, Van Impe sont à plus de quatre minutes. Thévenet est donc bien en position de premier adversaire du Belge.
Le Soulor, premier col du tour, distingue une vingtaine de coursiers, tous les favoris sont là, et c’est le « vieux » Felice Gimondi, que personne n’attendait, qui se détache et l’emporte seul à Pau. Le lendemain à Saint-Lary, les favoris se détachent. On retrouve Van Impe, ayant revêtu la nouvelle tunique à pois rouges, avec Zoetemelk, Thévenet et Merckx. Dans la montée du Pla d’Adet, première arrivée au sommet, Thévenet passe à l’attaque entraînant Zoetemelk qui emporte l’étape. Thévenet, victime d’une crevaison dans le dernier kilomètre, a tout de même repris près de cinquante secondes à Merckx et Van Impe. Ocaña, distancé, perd deux minutes. C’est un "jour sans" pour Gimondi qui perd près de cinq minutes et certainement le tour. Quant à Poulidor, le vainqueur d’étape de l’année précédente, malade, il est en perdition, mais s’accroche à ce tour qu’il parviendra à achever.
Le lendemain, jour de transition, on note la première victoire dans le tour du jeune Gerrie Knetemann et le geste de Gerben Karstens, qui escalade un équipier d’Ocaña, le sprinter belge Peelman, et écope de 200 F d’amende. Lors de la première étape en Auvergne, Michel Pollentier s’extrait du peloton des hommes forts, tandis que Merckx prend une nouvelle fois la seconde place.
Puis c’est la seconde étape auvergnate avec encore une arrivée au sommet, celui du puy de Dôme, escaladé au milieu d’une foule enthousiaste. Comme de coutume, c’est De Schoemacker, l’équipier montagnard de Merckx qui fait le tempo, mais pas assez rapidement pour empêcher le démarrage de Thévenet, rejoint cette fois-ci par Van Impe. Au milieu d’une foule hostile, Merckx, grimaçant, s’accroche vaillamment et limite les dégâts. Dans sa roue, près du point de rupture, vient le Néerlandais Zoetemelk. Van Impe bientôt s’envolera vers la victoire, Thévenet se sera rapproché un peu plus au général. Merckx est accueilli par des sifflets. Dans la dernière ligne droite, il est même frappé d’un coup de poing au foie donné par un spectateur ne méritant pas le nom de supporter, un certain Nello Breton, qui fut même condamné ensuite par les tribunaux. Ce geste criminel ne fut pas sans conséquence sur la suite, le Maillot Jaune étant considérablement diminué par les soins qu’exigeait son hématome au foie.
Après un jour de repos, le parcours continue dans les Alpes. Et c’est la fameuse 15e étape du Tour de France 1975. Merckx, se sentant fort, attaque Thévenet sur son terrain, parvient à le distancer, mais est victime d’une défaillance dans la modeste montée sur Pra-Loup, défaillance qu’il attribuera plus tard à des cachets de Glifanan administrés par le médecin pour diminuer la douleur consécutive au coup de poing reçu au puy de Dôme1. Bernard Thévenet emporte l’étape et s’empare du maillot jaune. Le lendemain, survolté, il attaque au pied de l’Izoard, passe seul au sommet et triomphe à Serre-Chevalier devant Merckx.
Thévenet a désormais les atouts bien en main, d’autant que au départ de la 17e étape, toujours dans les Alpes, Merckx chute lourdement et se fracture le maxillaire. Loin d’abandonner cependant, le Brabançon fait le coup de feu dans toutes les descentes, où il parvient régulièrement à distancer Thévenet, lequel, épaulé par Raymond Delisle, parvient chaque fois à "recoller". À Morzine, c’est le grimpeur espagnol Vicente López Carril, discret jusqu’alors, qui parvient à l’emporter sur Van Impe et sur un petit peloton réglé par Merckx.
Le dernier morceau de bravoure était un contre-la-montre de quarante kilomètres entre Morzine et Avoriaz. Merckx, diminué par de multiples défaillances physiques, ne prend que la troisième place et ne distance Thévenet que d’une poignée de secondes. Lucien Van Impe distance en effet tout le monde dans ce contre-la-montre particulièrement pentu.
Le Tour se poursuit vers Paris, pour finir pour la première fois sur les Champs-Élysées où le sprinter Walter Godefroot parvint à s’imposer in extremis. Le président Valéry Giscard d’Estaing remet son ultime maillot jaune, vierge de toute publicité, à Bernard Thévenet. Une victoire magnifiée par l’attitude de Merckx.

* ETAPE 18 : MORZINE - CHÂTEL 40 KM. 16 JUILLET 1975
 Thévenet se fait peur
Affolement au quartier général Peugeot aux environs de midi : le maillot jaune Bernard Thévenet s’est retrouvé dans le pare-choc de son directeur sportif, Maurice De Muer, alors qu’il effectuait une reconnaissance du parcours avec ses équipiers. Résultat : une bosse sur le crâne, le cuir chevelu entamé, la main gauche écorchée. Ça ira...
Quelque peu perturbé par cet incident, Thévenet prend un départ médiocre, se montre extrêmement prudent dans la descente pour finir 4ème de l’étape à 15’’ de Merckx (3ème). Le belge n’a pas non plus réalisé un chrono extraordinaire. Lui aussi bénéficie de solides excuses. Les radios ont en effet révélé qu’il souffrait bel et bien d’une fracture du maxillaire supérieur avec perforation des sinus depuis sa chute de la veille. Beaucoup auraient abandonné. Pas Merckx !
PNG
Classement de l’étape
1 Lucien Van Impe (Bel) en 1h3’15"
2 Ole Ritter (Dan) à 56"
3 Eddy Merckx (Bel) à 57"
4 Bernard Thévenet (Fra) à 1’12"
5 Joaquim Agostinho (Por). à 1’20"
6 Felice Gimondi (Ita) à 1’37"
7 Joop Zoetemelk (PB) à 1’41"
8 Michel Pollentier (Bel) à 2’19"
9 Edward Janssens (Bel) à 3’
10 Yves Hézard (Fra) m.t.

Contact :
communication@mairiedechatel.fr 0450732398
ou l’office du tourisme au 0450732244