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Seraing

  • Publié : 7 décembre 2018
  • Mis à jour : 26 avril 2019

Informations pratiques

Place communale 8,
4100 Seraing

Lundi au jeudi : 7h45 à 12h et de 12h45 à 17h,
Vendredi : 7h45 à 12h45

ville.seraing@seraing.be

04/330.83.11

Les premiers contacts entre Seraing et Châtel remontent à 1992, à l’occasion des Fêtes de Wallonie à Namur.


Dès l’année suivante, la Ville de Châtel sera invitée aux Fêtes de Wallonie organisées à Seraing.


En 1994, une délégation sérésienne composée de représentants de la Ville, de son Syndicat d’initiative et de son Big Band (groupe de musique) a participé à la première semaine d’animation organisée dans la station.


Depuis cette époque, les liens d’amitié se sont renforcés par le biais d’activités d’hiver et d’été diverses (les classes de neige en janvier, la Belle Dimanche en août, les « Fêtes de Wallonie » en septembre …).


L’officialisation de ce jumelage s’est faite en deux temps.
- Tout d’abord à Seraing à l’occasion des Fêtes de Wallonie, le 3 septembre 2001, en présence d’une délégation de Châtel.

- A leur tour, les Châtellans ont accueilli une délégation sérésienne menée par le Bourgmestre Guy Mathot. La signature des documents officiels en mairie de Châtel s’est déroulée le 3 avril 2002.

 

Un rapide coup d’œil sur l’histoire de SERAING.

L’origine de la commune de Seraing n’est pas vraiment déterminée. Les hypothèses fusent et sont variées. Certains la font remonter à l’Antiquité et lui font tirer son nom du quatrième Roi de Tongres : Cedros.D’autres reconnaissent son noom dans un texte de la guerre des Gaules, où les "Cérésiens" faisaient partie des troupes de César. Le nom pourrait aussi provenir d’un propriétaire Franc qui aurait appelé son domaine "Seranus".


Les écrits révèlent Seraing pour la premières fois au début du IXéme siècle, sous la graphie "Ceranus" puis "Serangio" en 911.
Dans le pagus de Hesbaye, en 956, "Saran" désignerait Seraing comme formant, avec Jemeppe-sur-Meuse, le comté de Huy et le concile de Hozémont, une seule paroisse.


En 1082, Seraing est cité dans le Cantatorium de Saint-Hubert où l’Abbé rend visite à l’Evêque de Liège en une maison à "Seranus".

 

Différentes orthographes sont encore révélées, comme "Serang" (1147), "Serayng" (1151), "Sereng" (1246), "Serangne" (1298), "Serey" (1598), …


La commune adopta le nom de Seraing-sur-Meuse le 17 juin 1880, afin de se différencier de Seraing-le-Château et de Chapon-Seraing, autres communes liègeoises.

Ce n’est qu’un peu tard que le nom de "Seraing" prit sa forme actuelle.


En 1830, lors de la constructionn d’un canal par Cockerill, des fouilles permettent de découvrir des ossements. En 1854, des squelettes et objets tels que poteries, bijoux, sabres, fers de flèches,… datant de l’époque franque (Vème ou VIème siècle) sont mis à jour. Un village franc s’est donc probablement installé aux abords de Seraing.


Au moyen age, Seraing était propriété de la Mense Episcopale de Liège et était contraint, de ce fait, à subir les vicissitudes de la ville. Les habitants de Seraing avaient des obligations financières mais aussi militaires envers Liège. Ils devaient notamment protéger le pont d’Avroy en cas de guerre. En contrepartie, ils jouissaient de privilèges comme l’exonération de certaines taxes. Seraing était un passage obligé pour les relations commerciales. La Meuse représentait en effet le lien naturel entre la Wallonie, la France et les Pays-Bas. Pour atteindre Jemeppe-sur-Meuse, région houillère également, la Meuse était franchie à bord d’un bac. Seraing en a même tiré l’appellation "Sêrê à batch". Le premier pont de Seraing, construit en 1381 au niveau de la maison communale, était en bois.


Ougrée contribuait aussi à la vie économique grâce à l’exploitation de ses sous-sols et ses forêts. Boncelles a pour sa part été dépendant de Seraing pendant de longues années. Il était ressortissant de sa cour de justice. Ce village était prioritairement agricole. On se souvient de ses défenses courageuses du fort pendant les deux guerres mondiales.


La révolution industrielle a contribué à l’essor de ces trois communes. Toutes les conditions semblaient remplies pour favoriser la conjoncture, dont les plus importantes sont la région charbonnière et la voie navigable. Les industriels y sollicitent par conséquent l’établissement d’usines. Quirini-Goreux entreprend à Ougrée, en 1809, une métallurgie qui deviendra la Fabrique de Fer d’Ougrée.


John Cockerill crée son entreprise à Seraing en 1817 et révolutionne le monde sidérurgique avec le haut fourneau à coke. D’autres usines y voient le jour : Usine à Zinc, Laminoirs du Haut-Pré, Société Métalurgique Espérance-Longdoz,…


L’abondance de charbon attire également les verriers de Vonêche qui s’installent dans le site du Val Saint-Lambert en 1825 pour créer leur société et devenir plus tard la Manufacture des Cristalleries du Val Saint-Lambert.


Cette vie économique et industrielle caractérise parfaitement la commune de Seraing et sa région. Depuis le 1er janvier 1977, la commune de Seraing et les anciennes communes de Boncelles, d’Ougrée et de Jemeppe ne font plus qu’une. Sa superficie s’étend sur 3.548 hectares répartit comme suit : environ 1/3 pour la population, 1/3 d’industries et de commerces et 1/3 de forêts. Elle conpte approximativement 61.500 habitants dont plus ou moins 39.000 pour Seraing et Boncelles, 11.000 pour Jemeppe et 11.500 pour Ougrée.